
La fédération SUD éducation ne regrettera pas
l’éviction de N. Sarkozy mais estime indispensable de reprendre dès
maintenant le chemin des luttes pour construire le rapport de force
nécessaire afin de gagner sur nos revendications, pour l’école et contre
les politiques libérales.
Le gouvernement change, pas nos revendications
Pour la fédération SUD éducation, les élections présidentielles
intervenues après des années de politique antisociale, raciste et
xénophobe ont renforcé les tendances les plus réactionnaires de la
société. Les suffrages portés sur la candidate du FN et aussi sur le
Président sortant nous engagent tou-te-s à lutter avec encore plus de
détermination pour contrer le retour des idéologies les plus
nauséabondes et pour imposer des alternatives à cette société
d’inégalités et de précarité qui désespère le plus grand nombre.
Reprenons le chemin des luttes pour gagner
Les mobilisations n’ont pas été absentes. Mais faute d’avoir créé le
rapport de force pour faire plier un pouvoir résolu à ne rien concéder,
elles ont été défaites à chaque fois sur l’essentiel. La résignation a
fini par l’emporter chez beaucoup. Le changement de Président doit
engager chacun-e à retrouver le chemin des luttes pour gagner.
Ni attentisme ni illusion
L’affirmation de F. Hollande, « d’abord le redressement et puis
ensuite la redistribution », est à elle seule tout un programme : celui
de l’austérité d’abord, qui sera sans doute l’austérité tout court. On
ne sortira pas de la spirale du chantage de la dette publique et de
l’austérité sans rupture franche avec les politiques libérales.
Passer à l’offensive
Le véritable changement dépend de nos mobilisations, de notre volonté
et de notre capacité à faire plier le patronat, les puissances
d’argent, et les gouvernements qui veulent nous faire payer leur crise.
Cela suppose au niveau interprofessionnel comme dans chaque secteur de
définir des revendications et, pour les imposer, de construire sans
attendre des luttes sous le contrôle des grévistes. De ces luttes devra
émerger la nécessité d’une alternative globale à un système capitaliste
dont les contradictions et les injustices sont aujourd’hui en pleine
lumière.
